J'éspére qu'il vous plaira,comme il m'a plu à moi;)
Un hululement sonore retentit dans la nuit tandis que la silhouette d'un hibou se dessinait dans le clair de lune. L'oiseau se dirigea vers une fenêtre ouverte au premier étage d'une maison dont le reflet de la lune éclaira l'adresse : 4, Privet Drive. Le volatile se posa sur le rebord d'une cage et regarda son maître dormir. Un hululement, plus sonore encore que le premier, tira le jeune homme de son sommeil. Le garçon, âgé de 16 ans, était maigre et des malheurs trop tôt arrivés lui donnaient un air hâve et légèrement maladif. Des cheveux d'un noir de jaie, ébouriffés, cachaient une cicatrice en forme d'éclair dûe au plus grand mage noir de tous les temps : Lord Voldemort.
En effet, Harry Potter, car c'est comme cela qu'il s'appelait, n'était pas un garçon ordinaire, c'était un sorcier qui avait survécu une demi-douzaine de fois au plus méchant et cruel mage noir que la terre ait porté. Il était donc célèbre et cela ne l'enchantait guère. Il se leva, prit ses lunettes et se dirigea vers sa chouette, Hedwige, dont le plumage était d'un très beau blanc. Il détacha les lettres de la patte du hibou et lut la première :
Coucou !
J'espère que tes vacances se passent bien et que tes moldus te traitent bien. Ici ça va, on essaie de vivre avec ce qui c'est passé en Juin. Il faut vraiment que tu oublies ou plutôt que tu arrives à faire ton deuil (je te rassure tout de suite, c'est pas moi qui ai inventé ces paroles ! Je fais que répéter ce que dit ma mère !). Le ministère ne sait pas quand quelqu'un essaie de devenir un animagus, du coup je t'ai acheté « Mille et une façon de devenir un animagus » par Gustave Roosemvelt. (T'inquiètes pas j'ai le même et j'en ai offert un à Hermione, on pourra s'entraîner chacun de notre côté !)
Allez, à plus et bon anniversaire !
Ron
P.S. : Ginny veut absolument te parler donc je la laisse faire
P.S. 2 : Percy s'est réconcilié avec Papa et Maman.
P.S.3 : Fred et Georges ont déménagé sur le chemin de Traverse pour leur magasin.
Harry sourit à la lecture de cette lettre. Mais il se sentait coupable de la mort de son parrain en juin, au ministère. Si seulement il avait plus travailler l'occlumencie, il n'aurait pas eu cette fausse vision et Sirius ne serait pas mort. Il chassa ces pensées de sa tête et lut le mot de Ginny :
Cher Harry : bon anniversaire
Juste un petit mot pour te dire qu'il ne faut pas que tu perdes courage, sinon Sirius et tes parents seraient morts pour rien ! Ron et moi nous sommes cotisés pour t'acheter le livre ainsi qu'à Hermione mais Fred et Georges ont tenu à t'envoyer des farces et attrapes, spéciales Weasley.
Bon courage et bonne chance
Ginny
Cette lettre lui fit chaud au c½ur et il poursuivit sa lecture :
Cher Harry, bon anniversaire
Je t'écris maintenant car le jour de ton anniversaire ce sera la pleine lune. J'espère que tu vas mieux suite à ce qui s'est passé en juin. Sirius est mort comme il le souhaitait : en combattant. Il n'aurait pas voulu que tu le pleures car il a toujours fait sa vie comme il l'entendait et il en a profité ...
J'aurai bien aimé t'écrire plus longtemps mais je dois partir...l'ordre tu comprends...
Bonne fin de vacances.
Remus (et Hagrid qui t'envoies des gâteaux)
P.S. : Ton cadeau est un catalogue où tu peux choisir un tatouage, petit ou grand, où tu veux et de la couleur que tu veux. Les couleurs ne sont pas importantes car elles varient selon ton humeur.
Harry resta bouche bée, un tel cadeau venant de la part de Remus l'étonnait. Il feuilleta le catalogue et choisit finalement un tatouage noir qui partirait du dos de sa main, remonterait le long de son épaule, lui ferait un collier autour du cou et finirait en s'enroulant autour de son autre épaule. Il représenterait des écritures celtiques. « Bien, ce n'est pas tout mais comment se l'applique-t-on ? Ah, c'est marqué ici. »
« Pour mettre ce tatouage (immortel) vous devez prononcer l'incantation suivante (sans votre baguette et en pensant bien à où vous voulez votre tatouage) : tatuus corpus matereiae »
Harry fit ce qu'on lui demandait, et sans qu'il sente le moindre changement, il eut son tatouage. Persuadé que cela n'avait pas marché, il se regarda dans une glace et vit un magnifique tatouage sur son corps.
« Wahou », fut tout ce qu'il trouva à dire.
Il posa tous ses cadeaux sur son bureau et décida de lire la lettre de Poudlard le lendemain pour ne pas passer une nuit blanche à cause de ses résultats aux buses. Il s'étonna néanmoins de ne pas avoir reçu de lettre venant d'Hermione. Cela l'attrista plus qu'il ne l'aurait cru et il se coucha malheureux.
Le lendemain, il se réveilla brutalement à l'appel du petit déjeuner. Son oncle et sa tante le traitaient beaucoup mieux que l'année précédente, et l'on pouvait croire qu'ils devenaient gentils si l'on oubliait le fait que l'ordre du Ph½nix avait donné un avertissement à l'oncle Vernon et la tante Pétunia. Pour sa part, Dudley évitait Harry du mieux qu'il pouvait ce qui ne dérangeait absolument pas son cousin. Le petit déjeuner se passa silencieusement et Harry remonta rapidement dans sa chambre.
Brevet Universel de Sorcellerie Elémentaire
O : optimal P : piètre
E : effort exceptionnel D : désolant
A : acceptable T : troll
Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous avez obtenu 7 BUSES :
Astronomie E
Soin aux créatures magiques O
Sortilège O
Défense contre les forces du mal O
Divination D
Botanique E
Histoire de la magie T
Métamorphose E
Potion O
Harry soupira, il avait réussi ! Il pourrait devenir auror ! Malheureusement, il devrait encore avoir Rogue.
Cher M. Potter,
Etant donné le départ de nombreux joueurs et du capitaine de Quidditch de l'équipe de Griffondor, vous êtes le seul assez ancien pour occuper ce poste.
Vous seriez prié de répondre le plus rapidement à cette missive
Mme.Macgonnagall.
Harry resta abasourdi. Il avait été nommé capitaine de Quidditch ! Mais il pensa à Ron et à Voldemort. Il allait avoir du travail cette année et ses futurs entraînements
finiraient par le pousser à refuser.
Une fois son hibou parti, Harry s'inquiéta. Hermione ne lui avait toujours pas envoyé de lettre. Et s'il lui était arrivé quelque chose ? Harry ne le se serait jamais pardonné !! Il repensa à tout ce qu'il avait vécu avec elle. Elle l'avait aidé en première année avec la pierre philosophale, en deuxième année, c'était elle qui avait découvert le basilic. En troisième année, elle l'avait aidé avec le retourneur de temps et Sirius, en quatrième année c'était encore elle qui l'avait soutenu et aidé pour le tournoi des trois sorciers. Enfin en cinquième année, c'était elle qui avait créé l'A.D., qui l'avait sauvé d'Ombrage et qui avait vu Graup le demi-frère d'Hagrid avec lui.... Ses relations avec elle avaient bien changé surtout depuis qu'il l'avait vue en robe de soirée pour le bal, avec Krum, lors de sa quatrième année. Mais il avait eu peur d'aller plus loin. La jalousie maladive de Ron n'y était pas pour rien. Perdu dans ses pensées, il n'aperçut pas le magnifique hibou grand-duc qui venait d'arriver. Ce fut lorsque celui-ci lui mordit le doigt qu'il le remarqua.
« Aie mais qu'est-ce que...oh saleté de pigeon... »
Grognant tout ce qu'il savait, Harry décacheta la lettre.
Cher Harry,
Je te souhaite un bon anniversaire. Je m'excuse d'avance car je sais que ma lettre n'arrivera pas le 31 juillet. Eh oui ! Je suis dans un endroit très loin où les oiseaux mettent plus de temps pour aller et revenir. Je ne te dirais pas où au cas où cette lettre serait interceptée.
Harry sourit, Hermione avait toujours été trop prévoyante, il suffisait de la voir aux examens.
Pour passer le temps je t'envoie un photo de moi (eh oui ! il ne faut pas que tu m'oublies !)(Le c½ur de Harry fit un bond) à la plage. Je sais que ce que je t'écris ne doit pas être très intéressant par rapport à ce qui s'est passé en juin... mais un peu de distraction ne peut te faire que du bien et je ne voulais pas remuer le couteau dans la plaie... Tu devrais te changer les idées, va faire un tour au parc par exemple.
Allez, bisous et bon courage
Hermione
P.S. : Je te donnerai ton cadeau lorsque l'on se verra dans le train ! A bientôt.
Harry s'allongea sur son lit : ainsi il n'allait pas la revoir avant le 1er septembre. Il ne savait pas pourquoi (ou plutôt refusait de voir les choses en face) mais cela le chagrina. Le c½ur gros, il essuya les quelques larmes qui perlaient à ses yeux. Il avait besoin de réconfort et les seules personnes aptes à l'aider étaient mortes ou dans l'incapacité de le voir. Fatigué de penser à tout cela, il oublia de fermer son esprit, ce qu'il faisait tous les soirs et s'endormit dans les bras de Morphée.
Ses parents étaient là toujours aussi beaux ensembles. James entourait Lily de son bras et cette dernière l'enserrait par la taille. Sirius était à côté d'eux et les regardaient. Leurs trois visages exprimaient l'inquiétude et le peu de temps qu'ils avaient devant eux.
« Harry, mon chéri, dit sa mère, on a que très peu de temps...
-Il faut absolument que tu deviennes vite un animagus...
-Et que tu trouves un livre dans ma maison, ajouta Sirius, il s'intitule « Différentes façons de retourner dans le passé », il n'a pas d'auteur.
-Tu dois rapidement le trouver pour revenir le jour de notre mariage...
-Mais comment vous avez pu...
-On a pas le temps de t'expliquer fiston, déclara son père
-Mais tu apprendras quelque chose de fondamental.
-On t'aime Harry et surtout ne me pleure pas, dit tristement son parrain.
-Mais... »
Harry n'eut rien le temps de faire ses parents et Sirius s'évaporèrent.
L'après-midi, il décida de suivre le conseil d'Hermione et alla au parc. Il ne savait pas à quoi rimait son rêve, et il avait peur que ce ne soit encore une fausse vision de Voldemort. Il s'assit sur un banc en face d'une belle jeune fille brune qu'il ne connaissait pas. Elle lui rappelait vaguement Hermione et il pensa qu'il avait vraiment envie de la revoir.
- Mais je suis là, dit l'inconnue.
Apparemment, il avait pensé tout fort.
- Pardon...
- Harry ... ouhou, c'est moi, Hermione !
- Hermione, mais je croyais que tu étais loin, balbutia-t-il.
Hermione sourit.
- Eh ben non.
- Mais pourquoi cette lettre ? lui demanda-t-il, en la montrant.
- C'était une ruse car ma maison était surveillée par des mangemorts. Mais Maugrey est alors arrivé en transplanant et m'a jeté un sort de désillusion en me disant que tu avais besoin de moi. Puis, il m'a pris la main et a transplané jusqu'ici.
- ...
- Oui, bon, c'est pas si extraordinaire. Au fait, tu as reçu le livre de Ron et Ginny ?
- Oui, murmura-t-il encore choqué de la nouvelle, j'ai hâte de commencer.
- Oui moi aussi... tu viens, on marche.
- Ok
Ils marchèrent ensemble et discutèrent beaucoup. Harry avait montré son tatouage à Hermione ce qui provoqua chez elle une curieuse réaction. Elle fut d'abord blanche comme un linge puis rouge comme une pivoine pour finalement virer à un rose pâle. Harry, torse nu, se demandait ce qui se passait.
- Hermione, ça va ?
- Je... euh oui, très bien, bégaya-t-elle
Le dialogue s'arrêta brusquement.
*Mais qu'est-ce qui m'a pris ? Pourquoi j'ai rougi ? Bon ok, il est beau, très beau même...
En plus son tatouage est vraiment sexy...*
*HERMIONE ! Ressaisis toi ! Non mais oh ! C'est ton ami, juste ton ami ! Rien d'autre ok ?*
*Oui, mais il est tellement beau, et puis tu sais tu l'ai...*
*Chut, tais toi la petite voix.*
*Oui, mais il n'empêche que...*
*CA VA, j'ai compris !*
- Hermione, ça va ? T'as vraiment pas l'air bien...
- Oui, oui, juste un coup de chaud...
Il y eut un long silence, puis :
- Très beau tatouage Potter, Lupin a eu raison de vous l'envoyer mais est-ce normal qu'il soit rouge ? dit Maugrey
Harry regarda Maugrey, surpris. Il prit le catalogue et lut :
Noir : en colère, neutre Violet : content(e) Rouge : amoureux (euse)
Jaune : timide Marron : triste Vert : charmeur (euse)
Orange : mélancolique Bleu : Arrogant (e) Blanc, gris : malade
Harry rougit subitement à la lecture de la notice.
- Euh...oui...oui, dit-il d'une petite voix
- Ah ? Bon, très bien. Miss Granger nous pouvons y aller ?
- Oui ! Au fait Harry, voici ton cadeau.
Elle lui tendit une grosse boîte avec des trous.
- Merci.
- De rien, prend en bien soin. Dumbledore est d'accord pour que tu l'emmènes à Poudlard à condition qu'il soit sous ta robe
- Pardon ?
- Tu verras tout à l'heure, ajouta-t-elle espiègle
Elle serra la main de Maugrey laissant un Harry perplexe. Il ouvrit la boîte et resta bouche bée devant l'énorme serpent qu'elle contenait.
« Bonjour Harry Potter, dit-il en fourchelang, je me nomme Raboc »
Le lendemain, il se réveilla au son de plusieurs « Harry »
- Oui ?
- Il y a quelqu'un dans le miroir, siffla le cobra en le montrant de sa queue.
- Bonjour Lupin, prononça Harry en le voyant dans le miroir à Double-sens
- Oui bonjour, je suis désolé, mais je n'ai pas le temps... prépare tes affaires on va au Q.G.
Un ptit extrait du chapitre 2:
- Harry, enfin ! Je me demandais quand tu allais arriver ! s'exclama Mme. Weasley.
- Oui, enfin arrivé, murmura Harry.
- Harry !
Fred, George, Ron, Ginny et Hermione venaient d'arriver. Harry sourit.
- Voyons Hermione, on s'est quitté il y a à peine quelques heures.
- Oui, mais je voulais voir ta réaction face à Raboc.
- Raboc ? demandèrent en même temps les jumeaux.